MissMargouillat's profileoceandememoirePhotosBlogListsMore ![]() | Help |
|
|
oceandememoirel'océan de mémoire d'une petite Miss Margouillat 9/25/2006 Vers ailleurs....J'ai donc mis mon plan à exécution...me voila maintenant sur blogspirit...enfin pas encore tout à fait parce que le travail de rappatriement me semble long...et que j'ai peu de temps en ce moment! donc voilà l'adresse pour ceux qui peuvent lire ce billet: http://oceandememoire.blogspirit.com 9/24/2006 bon ça devient n'importe quoi...Je commence à vraiment m'énerver contre msn spaces...Rien ne marche, je peux rajouter autant de billets que je veux je ne peux pas les lires dans cette "nouvelle " version. J'aiessayé de contacter le service d'aide d'msn...rien...alors j'ai décidé 'aller faire mon blog ailleurs. Je ne sais aps encore où mais ce sera ailleurs. Pour quiétaient habitués à cet espace qui arrivaient à le lire, je vous donnerai l'adresse de mon nouvel espace dès que je pourrais...
Cette décision a été prise ce dimanche matin et je ne reviendrais pas dessus! 9/22/2006 Septembre
C’est la pluie qui apportera Avec les orages et l’éclair aveuglant La tristesse et le chagrin qui se pressent En moi obstinément.
Ce sont les feuilles qui se livreront au sol Et suivront leur cours au vent Qui réveilleront les souvenirs De nous trébuchants.
C’est le froid qui insidieusement Fera son entrée dans les rangs Et qui distillera lentement sa Glace dans mon sang. 9/15/2006 Rentrée littéraireHum, me suis un peu penchée sur la rentrée littéraire de cette année...Je suis plongée en ce moment dans L'impasse d'Antoine Choplin aux Editions La fosse aux ours (une maison d'édition dont je suis tombée amoureuse et ce n'est pas seulement parce qu'elle est lyonnaise). J'avais beaucoup aimé la façon étrange d'écrire d'Antoine Choplin dans son dernier ouvrage, Léger fracas du monde, et je ne suis pas déçue, le style est à la fois le même et en même temps différent. Le sujet est en lui-même différent, ce qui explique cette façon d'écrire qui change. Le jeu d'échecs a encore une fois sa place mais sur un fond de guerre en Tchéchénie alors que Léger fracas du monde se déroulait dans la région Rhône Alpes autour d'un lac...Dans l'Impasse, ce qui frappe ce sont les dialogues, dialogues entre ces soldats qui traversent cette impasse et débusquent la dernière famille cachée là et dialogues de cette famille. Enfin,je ne peux en dire plus car je ne l'ai pas encore terminé.
L'autre livre qui a attiré mon oeil sur les étalages est celui d'Eric Chevillard (si vous ne le connaissez pas lisez le Hérisson ou La nébuleuse du crabe aussi) aux Editions de Minuit, Démolir Nisard. Je n'en suis qu'à la page 30 mais il est désopilant...je me surprenais à rire toute seule dans le bus qui me reconduisait chez moi...Là aussi l'écriture d'eric Chevillard vaut le détour. Je ne résiste pas à vous mettre quelques lignes: "car le petit Nisard fut un mouflet pénible, geignard, capricieux, velléitaire, timoré, qui essuyait avec ses manchettes la morve que produisait intarissablement son nez ridicule, sale habitude qu'il conserva, dit-on, jusqu'à un âge avancé en dépit des remontrances de ses parents auxquels, dans le même temps, leurs deux autres fils, Charles et Auguste ne donnaient que des satisfactions." (...) "Vilain cafard, bon élève par défaut d'imagination et servilité naturelle, doué par ailleurs de la phénoménale mémoire des pauvres d'esprit dont le cerveau est cousin des mousses et des éponges, Désiré subit les brimades de ses camarades mais rend hardiment coup pour coup, écrasant sous son poing les coccinelles et les fourmis passant à sa portée. Toutefois, le pou se sent chez lui dans sa chevelure terne et filasse."
Pour ce qui est des autres auteurs qui envahissent nos rayons, je n'ai pas encore pu jeter de coup d'oeil au nouveau livre de Nancy Huston qui n'a pas l'air mal, ni à celui de Faïza Guène mais ce sera pour plus tard...il faut bien que je m'occupe des séances et des séquences de mes élèves un peu:)... 9/14/2006 Inscription du fronton du Palais ChaillotJ'en ferai bien ma devise...
"Il dépend de celui qui passe
Que je sois tombe ou trésor
Que je parle ou me taise
Ceci ne tient qu'à toi
Ami n'entre pas sans désir"
Paul Valéry 9/13/2006 love song....(Shainee Gabel, 2004)Voilà un film sorti aujourd'hui et que, si vous aimez la musique, la Nouvelle Orleans et la littérature dans tous ses états, vous devez absolument aller voir...ça parle d'êtres humains en marge forcés de cohabiter...(de Scarlett Johanson en adolescente qui reprend ses études et de John Travolta en vieil alcolo ronchon et socratesque...)...allez-y sans crainte, moi je cours m'installer à la Nouvelle Orléans.
by....By the wind that blows all around me I feel entirelly alive....alive for the second time of a little life. 9/3/2006 Je tresserai...Je tresserai les mots des jardins aux dix cépales,
Ceux qui ne rendront plus jamais nos amours létales
Je tresserai les jardins des mots aux filantes étoiles
Ceux qui plus jamais ne pronoceront le terme fatal...
8/29/2006 Whispering Words (Jay Jay Johanson)It's Saturday evening I sit by the phone Planning to call you 'Cause I'm all alone I hesitate even though I can't wait To hear your whispering words Is someone there with you Or are you asleep Have you gone out dancing Or nightshift this week I still hesitate even though I can't wait To hear your whispering words If you'd pick up the phone I would tell you The most beautiful words I know If you'd answer now I would say it to you Over and over again Now I have the courage to give it a try I dial your number but it's occupied It's getting late and I still have to wait To hear your whispering words 8/28/2006 une chanson qui me parle particulièrement...Sans vouloir être une chasseresse, voilà une chanson entendue ce matin qui, je l'espère, sera comprise... Il s'agit de Hunter de Dido...
With one light on in one room,
I know you're up when I get home With one small step upon the stair, I know your look when I get there If you were a king up there on your throne, would you be wise enough to let me go For this queen you think you own Wants to be a Hunter again, wants to see the world alone again To take a chance on life again, so let me go. The unread book and painful look, the TV's on, the sound is down One long pause, then you begin, oh look what the cat's bought in If you were a king up there on your throne, would you be wise enough to let me go For this queen you think you own Wants to be a hunter again, wants to see the world alone again To take a chance on life again, so let me go, let me leave For the crown you've placed upon my head feels too heavy now And I don't know what to say to you but I'll smile anyhow And all the time I'm thinking, thinking I want to be a hunter again, want to see the world alone again To take a chance on life again, so let me go. 8/24/2006 Aujourd'hui...The Presidents of The United States of America...
Miss Margouillat se fait une journée The Presidents of United States Of America....et écoute leur cd en boucle...Tiens je devrais me faire des journées "musique" plus souvent....partir à la recherche de mes vieux cd...à la base je cherchais les Doors, mais n'ayant pas trouvé, je me suis rabattu sur eux...Ahhh Kitty, Feather Pluckn, Lump, Peaches...comment ai-je pu vous laisser aussi longtemps sans vous écouter? Allons bon je répare cet oubli immédiatemenent:) 8/20/2006 Adieux...Non, pas d'inquiétude je ne m'en vais pas de la toile....D'ailleurs il semblerait que mes problèmes de connection se soient arrangés (et j'ai de l'eau chaude depuis hier..que demande le peuple?)...
Non "Adieux" c'est le titre d'un texte sur lequel je suis tombée en faisant quelques cartons, il a été écrit il y a environ sept à huit ans, quand je partais de la Réunion pour mes « études »…quelques jours avant mon départ, en pleine nuit...
Je me suis dit que je pourrais le retaper et puis pourquoi pas vous le mettre en blog…je souris en relisant ce que j’ai écrit à ce moment là, que de chemins parcourus depuis…Et pourtant ai-je réellement changé ?
Adieux Le soleil se lève, doux et tranquille. La lumière entre peu à peu dans ma chambre, tout comme moi je me réveille peu à peu. Je m’en vais dans un mois. Dans un mois je quitte cette île. Dans un mois il n’y aura plus de ces matins tranquilles et ensoleillés…Je la quitte pour le continent. Il y a encore quelques temps je crois que j’exécrais ce malheureux bout de terre qui ne voyait pas plus loin que son océan, replié sur lui-même et où, si l’on y restait, on ne faisait que s’enterrer vivant. Je voyais plus grand, je voyais le monde entier, je voyais le continent…mais qu’est-ce que continent à part une île en plus grand ? Je m’en vais, désormais, dans quinze jours. Je prendrai cet horrible engin qui me rend malade à souhait…sauf que là ce ne sera pas pour des vacances de quelques semaines. En fait ça s’est décidé très vite…ça a pris 17 ans. Et puis un dimanche matin, à 7h15, j’ai choisi : ce sera dans le sud, dans le sud de la France. Je pars maman, ça y est… Après 17 ans d’élevage en batterie et après le dernier test de ma vie d’enfant, le bac, me voilà prête. Prête à oublier tout ce que j’ai connu jusqu’alors, la douceur du foyer ; prête à plonger dans l’inconnu le plus total. Je serai seule là-bas, je n’y connais personne, je ne sais même pas à quoi ça ressemble ! Mais ce n’est pas la solitude qui m’effraie, non ce n’est pas elle. Non, j’ai peur que tu me manques mon île. J’ai peur, en devenant adulte là-bas, d’oublier tout ce qui a fait ma vie ici, tous mes beaux tourments, toutes mes merveilleuses joies d’enfant trop rêveuse. Je tremble à l’idée de ne me plus souvenir de tout ce que j’ai vécu de si fort ici et d’entrer dans l’uniforme adulte, de me fondre avec cet uniforme dans la masse d’inconnus, ce que je redoute, c’est de me perdre moi… Il ne me reste plus que 10 jours. Il faut que je commence mes listes de choses à emporter, voir ce que je garde pour ma nouvelle vie, mon nouveau départ ou plutôt la suite du programme pour lequel je suis née. Je vais quitter mes amis. Beaucoup sont déjà partis d’ailleurs. « Ne t’inquiète pas tu te feras plein de nouveaux amis ». Bande d’hypocrites, à croire que vous n’avez jamais eu d’amis. Les nouveaux amis ne remplacent jamais tout à fait ceux que l’on a perdus…Ceux-là restent dans votre cœur et réapparaissent de temps en temps, pendant les « séquences souvenirs », au moment où vous entamez une petite déprime. C’est dommage de ne se rappeler de ses anciens amis que lorsque tout ne va pas comme on le voudrait. Je pars dans un mois…Eh non, malheureusement, plus que 5 jours. Comme j’aimerais revenir à il y a un mois. Cela reculerait le moment de tout quitter. Là j’ai encore l’impression d’être ici, le stylo à la main, à écrire mon angoisse du lendemain ; mais je suis déjà partie. Ne me comptez plus au nombre des vivants de cette île, c’est inutile. Le facteur vous le dira, ou alors ce seront mes parents : « Elle a déménagé, elle a atteint le continent. Elle a nagé, nagé jusqu’à lui. Elle a bien failli se noyer, a défié mille tempêtes, mais elle y est arrivée. » J’anticipe, je mélodramatise. Je suis encore sur cette île qui porte en elle une traîtresse. Cette île qui a nourri la louve qui lui mordra la main plus tard, et aussi le bras, qui la mangera toute entière. Je me sens déloyale en face d’elle qui m’a tout donné, sur laquelle j’ai tout appris, l’amour, la mort. Je me sens infidèle, je déserte… Mais il faut qu’elle comprenne, je ne la trahis pas. Je pars pour accomplir mon rêve. Car ce n’est pas ici que je pourrais mener à terme ce qui fait battre mon cœur. Me pardonnera-t-elle ? Son volcan accueillera-t-il l’enfant prodigue, désillusionnée ? Je ne sais, pour l’instant ma vie est ailleurs. Je pars demain, mes valises sont prêtes. Il ne me reste plus qu’à dormir. Mais vous les connaissez ces nuits où quoique vous fassiez, vous avez beau vous tourner dans un sens ou dans l’autre, rien à faire…vos pensées vous taraudent, vous tourmentent, vous supplient d’allumer la lumière, de parler à quelqu’un ! Demain je m’en vais. Je regarde les photos de mes meilleurs amis, leur sourire fixe, leurs yeux heureux. Aujourd’hui ou plutôt cette nuit, il ne reste plus que deux d’entre eux qui viendront me voir partir, plus que deux qui n’auront plus ce sourire fixe et ces yeux joyeux. Tiens…mais je pleure ? Non, je suis forte et je veux partir. Il n’y a pas à pleurer, il n’y a qu’à s’incliner et à suivre sa vie comme on se l’est tracée, sans rien regretter de ses choix. C’est dur à 17 ans passés… Et voilà, je suis partie. L’avion décolle, je ne me sens pas bien. J’aimerais leur crier aux pilotes, à ces hôtesses au sourire étudié : « Arrêtez tout, je descends, je reste, je l’aime mon île ! » Oh, et puis, dans 5 mois, un an, 5 ans, je dirais la même chose du pays que j’habiterai… Le soleil se lève imperturbable, doux et tranquille. Je suis partie…Dostoïevski avait raison à propos de l’homme, c’est un être « qui s’habitue à tout »… 8/14/2006 des nouvelles encore...Beaucoup de soucis de connection...même à Lyon je suis forcée deme rendre dans un cyber café...si c'est pas la misère! La poisse me poursuit on dirait! 8/2/2006 je pensais ...dormir encore quand j'ai vu ce nouveau rendu du côté de msn spaces...Il était près de 4h du mat' et je me suis dit oulà...il vaut mieux retourner dormir...Et non, c'était bien la réalité....Hum, je dois avouer que c'est peu à mon goût...Ils auraient pu nous consulter du côté de msn...C'est tout sombre maintenant! 8/1/2006 Nouvelles fraîches (fin de la canicule?)Retour précipité de la Réunion...les morts à enterrer ne se demandent pas si nous sommes en vacances à 13000 km...Enfin, après un passage obligé par l'Allemagne, me voici de retour à Lyon et je profite du fait que la live box se décide à marcher pour vous envoyer deux poèmes cueillis à l'aube ce matin... Langueur océane
Je promène au vent mes doigts de sable, Dans l’oubli du temps et de l’espace, Et la nacre sacrée de tes lèvres je trace.
Tes yeux, petits grains de filaos adorables, Se perdent sous l’exquise chaleur solaire Et se ravivent au goût sensuel du sel de mer.
Paresse, ivresse de la vague qui s’enroule, De l’écume blanche galopant sur l’aqueuse Marine, de cette force bleu vert amoureuse
Qui échoue et lèche de son souffle, saoûle De la brise, les rochers poreux de tes bras. L’Océan, languissant, t’appelle de sa voix.
Le Détour
Au détour des ruelles
Douceur du rêve où la vie s’abreuve Abordant cela comme une épreuve L’homme sans peur se sent trembler Accusant la fourbe humaine marée
Au détour des sentiers
L’illusion végétale mêle les parfums Qui seront la mémoire de ses mains L’ombre d’un chêne veille au temps Qui sépare les malhabiles enfants
Au détour de tes yeux
Petit chemin langoureux d’un ailleurs Qui conduira au cadran sans heures Couleur d’espoir et de sourire clair L’éveil ne sera plus jamais amer
7/20/2006 Poussière?Dans une cave sombre,
dans un sous-sol sans lumière,
enfoui dans un univers de poussière,
une coeur battait péniblement,
étouffant sous les grains
de saletés, sous les
immondices des années,
un semblant de vie.
Mais ce coeur malgré le
manque ne souhaitait que l'air.
Puis vint enfin le balayeur du soir.
Armé de sa seule peur,
il décrivit un arc et
remit de la lumière
dans ce coeur
plein de poussière
![]() 7/19/2006 Nouvelles en direct de la ReunionAh les joies du cyber café, l'impression continuelle d'être épiée (quoi?! je suis parano???euh, oui, un peu)... Tout ça pour dire, que depuis quelques jours je suis chez mes parents, à la Reunion (oui, ils auraient pu habiter à Evry-les- Bains) et mes parents ne savent toujours pas que windows 97 est dépassé, que word en allemand n'existe que sur leur ordi à la Reunion et qu'un modem 56k c'est pas le top du top....Et me voilà donc dans un cyber café, je n'y avais pas mis les pieds depuis mes premières années d'études à Perpignan...entourée de joueurs invétérés ou de personnes qui, comme moi, ont des parents non résignés à suivre le progrès. Donc, ne vous inquiétez pas, je vais très bien mais ai juste un peu de mal pour me connecter. Cela devrait a peu près rentrer dans l'ordre à partir de mon retour en métropole ...le 25 août...(quoi un mois?!...bah oui, un mois...il faut ce qu'il faut vu le prix du billet). J'essaierai de passer de temps en temps quand même rajouter des petits mots qui trottent dans ma tête tard le soir ou très tôt le matin... 7/13/2006 Why does it always rain on me? (Travis)Aujourd'hui musique...Une chanson que j'ai écoutée et réécoutée...il y a maintenant longtemps.
Why Does It Always Rain On Me?
I can't sleep tonight Everybody saying everything's alright Still I can't close my eyes I'm seeing a tunnel at the end of all these lights Sunny days Where have you gone? I get the strangest feeling you belong Why does it always rain on me? Is it because I lied when I was seventeen? Why does it always rain on me? Even when the sun is shining I can't avoid the lightning I can't stand myself I'm being held up by an invisible man Still life on a shelf when I got my mind on something else Sunny days Where have you gone? I get the strangest feeling you belong Why does it always rain on me? Is it because I lied when I was seventeen? Why does it always rain on me? Even when the sun is shining I can't avoid the lightning Oh, where did the blue skies go? And why is it raining so? It's so cold I can't sleep tonight Everybody's saying everything's all right Still I can't close my eyes I'm seeing a tunnel at the end of the lights Sunny days Where have you gone? I get the strangest feeling you belong Why does it always rain on me? Is it because I lied when I was seventeen? Even when the sun is shining I can't avoid the lightning Oh, where did the blue skies go? And why is it raining so? It's so cold Why does it always rain on me? Why does it always rain on... 7/11/2006 Django
Il avança la chaise et y posa son pied droit. Sa guitare passa de sa main droite à sa main gauche et il la coucha sur son genou droit. Il déplia lentement ses doigts sur les six cordes, puis de plus en plus rapidement. Ses yeux brillants s’animèrent et un léger sourire commençait de se dessiner sur ses lèvres fines que l'on voyait transparaître sous la moustache. Sa main brûlée brillait d'un étrange éclat et sa Selmer Macafferi semblait s'y fondre et devenir un prologement de cette main qui avait souffert. Les sons qui s’échappaient de son instrument magique et unique venaient vous réveiller le cœur et vous aussi vous vous mettiez à sourire. Il était beau quand il jouait, la joie faite musique et homme. Les deux se fondaient pour ne plus faire que votre bonheur. Vous ne vous lassiez pas de l’écouter. Autour de vous les oreilles étaient aussi attentives et les sourires aussi niais que le vôtre, vous le regardiez tous jouer avec admiration. Il était accompagné de Stéphane. C’était lui qui avait eu l’idée de ce concert improvisé, en comité plus intime après le grand concert enregistré du Hot Club. Django était enfin reconnu, même si cela avait pris son temps et avait demandé beaucoup d’efforts. Vous étiez heureux qu’enfin un homme tel que lui soit reconnu comme il le méritait. Votre esprit vagabondait sur les accélérations de rythme et vous rêviez sur les titres des chansons proposées comme Viper’s dream ou Daphné. Malgré la petite foule qui était restée –le concert n’avait d’intime que le mot pour vous, si vous aviez pu vous l’auriez gardé pour vous seul après la première représentation – vous ne voyez plus que ses doigts qui se promènent, sa soif de vivre qui se lit dans ses yeux et vous oubliez le monde qui vous entoure. Le coude de votre voisin qui s’enfonce dans vos côtes, le parfum trop fort de la jeune dame devant vous, les deux jeunes filles qui discutent à voix plus ou moins basse sur votre gauche, tout cela a été balayé lorsqu’il a commencé à jouer. Non, vraiment vous ne regrettez en rien d’être venu seul ce soir. Martha, votre amie n’avait pas voulu vous accompagner, prétextant une migraine affreuse. Vous la soupçonniez de n’aimer que les classiques, les valses ou les concertos en La mineur. Vous aviez réellement bien fait de venir seul, cela vous permettait de vous abîmer dans cette musique venue d’un monde plus grand.
7/10/2006 Nuit Océan
Le désir océan, par la marée bercé, Recouvre le sable gris empoussiéré Nous marchons, esprit contre esprit, Nous traversons ce ciel bleu nuit
La pieuse Madone veille sur le vent Qui se glisse et nous relie au temps, Nos coeurs contre la pierre sans chaleur Ne voient en l’autre que son propre leurre
Les cris autour de nous referment ce ciel Que je ne voudrais jamais voir s’éteindre, Il faut s’en aller malgré ta voix de miel
Les illusions, envahies par l’eau d’espoir, Ne semblent pourtant pas nous atteindre Et la mer silence reprend ses droits, il est tard.
7/9/2006 Bettina Rheims
En ce moment au Musée d'Art contemporain de Lyon, il y a une rétrospective Bettina Rheims...cette photographe est geniale...j'y suis allée comme ça et franchement ...ça vaut la visite.
Quelques images:
Echec et matJe crois que moins je dors et plus je suis forte aux echecs....echec et mat' en deux minutes contre l'ordi...ok c'est niveau debutant mais ça fait plaisir:)
zut je peux pas vous mettre l'image de mon ecran...msn veut pas telecharger mes images...
tiens je viens de remettre ça en 4 min. cette fois-ci, je pense qu'il faut que je passe au niveau non débutant...même si la machine apprend de ses erreurs...:)
"A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire"
- m'en fous je cherche pas la gloire:)
bon je vous mets une peinture de Kandl que j'adore et qui s'apelle Echec et Mat
|
|
||
|
|